Actualités

Démission – Après le Conseil Supérieur, Ibrahima Dème lâche la Magistrature

Ibrahima Dème démissionne de la Magistrature. La nouvelle est tombée comme un couperet sur les ondes de la Rfm et le magistrat a écrit une lettre annonçant son retrait de la structure nationale.

Ayant démissionné l’année dernière du Conseil Supérieur de la magistrature, Ibrahima Dème a remis une couche, donnant de quoi moudre aux détracteurs de l’Etat.

« J’avais démissionné du Conseil Supérieur de la magistrature l’année dernière et je démissionne à nouveau de la magistrature d’autant que la justice n’est plus ce qu’elle était. Nous avons une justice fragile, livrée à elle-même; c’est une justice perdue et expose le pays en détresse. On ne doit pas lâcher le combat pour notre démocratie, pour sa survie », a-t-il écrit sur la lettre dont la Rfm a copie.

Baba Mbodji revient à la SVK: "Je veux à nouveau profiter du football"

Baba Mbodji revient à la SVK: "Je veux à nouveau profiter du football"

Kornwestheim - Le SV Kornwestheim est devenu champion de la ligue nationale et s'est renforcé en conséquence. Entre-temps, presque tous les nouveaux arrivants ont été réparés, il y a des rapatriés, des gens de leur propre jeunesse et des bordereaux vierges. Ici nous présentons les nouveaux acteurs dans la robe SVK dans une séquence lâche. Aujourd'hui: Baba Mbodji.

Baba Mbodji revient de Landesligisten 07 Ludwigsburg à SV Kornwestheim. À l'âge de 18 ans, il a terminé la deuxième moitié de la saison dans la saison de relégation 2015/2016, de préférence joué sur la position six - et a déménagé après la relégation au Fuchshof pour continuer la ligue nationale. L'ex-sélectionneur Markus Fendyk a dit un jour du Sénégalais de 18 ans: "Il a un grand potentiel, il est très ambitieux et un joueur d'équipe absolu." Mbodji, de plus de 1,90 mètres, a prouvé que: sa taille inhabituellement bonne technique et la force de départ. Il était lors de sa première demi-série à Kornwestheim en tant que joueur de perspective, il est maintenant un candidat absolu pour l'équipe régulière.

"Je veux encore m'amuser dans le football", dit Baba Mbodji, jeune de 19 ans, "j'en connais déjà dans l'équipe et je pense que nous pouvons faire une bonne saison." Avec la descente, l'équipe ne devrait pas avoir à faire.

Dans son Sénégal natal, il a joué en deuxième division. Depuis deux ans, il est en Allemagne - et en matière de football, il y aurait d'autres adresses pour lui pour la saison à venir. Donc, il y avait un intérêt sérieux de l'International Leipzig de l'Oberliga. En outre, il est dit que Mbodji avait également une offre de la VfB Neckarem. Mais il a décidé pour l'équipe du nouvel entraîneur SVK Sascha Becker. Il dit de Baba Mbodji: "Il est un super joueur, qui est destiné au milieu de terrain central." Il était en effet très jeune, mais il voit l'Africain dans un rôle de leader. "Il a mordu, s'attaque à la force et le cœur au bon endroit." Qu'il était à 07 joueurs réguliers, parle aussi pour lui. "Ce n'est pas une équipe de kickers de levure."

Exclusif! Après Touba, Cheikh Mansour Diouf a conduit la secte Moon chez Serigne Mbaye Sy Mansour !!!

YERIMPOST.COM Si la mission de Cheikh Mansour Diouf consistait à amener la secte Moon à infiltrer les principales confréries du Sénégal, il l’a réussie. Voici la photo de la rencontre des représentants de la secte avec le khalife général des tidjanes, Serigne Mbaye Sy Mansour. La secte a bien recruté au Sénégal. Conformément à ses méthodes, elle s’est appuyée sur une « personnalité influente » pour pénétrer tous les cercles du pays, y compris les plus sacrés. Il faut dire également que Cheikh Mansour Diouf a abusé de la disponibilité toute musulmane de nos guides religieux. Sans leur expliquer le vrai objectif de sa délégation… Nul ne peut savoir quelle utilisation peut être faite de cette photo par la volonté de puissance de Moon !

yerimpost

LOUGA/LA JEUNESSE DOLLISTE S'EST PRONONCÉE SUR LA VISITE D'IDRISSA SECK A LOUGA

 

Ce dimanche 17 décembre 2017, les jeunes dollistes se sont réunis à la Permanence du Mouvement "Dolly Macky".
Lors de la réunion, les jeunes ont dégagés des perspectives pour la réélection du Président Macky Sall en 2019 et au premier tour.
Différentes activités ont été proposées en allant de la massification à l'organisation de forums.
Par ailleurs, les jeunes ont fustigé les allégations infondées et fallacieuses relayées à travers les médias concernant la visite de Idrissa Seck à la cité religieuse de Loboudou, village situé à quelques kilomètres de Keur Momar Sarr.
Depuis presque une semaine, Idrissa Seck est à Louga sans que tambours et trompettes ne sonnent.
C'est-à-dire que sa visites passe inaperçue et sans effet.
Il a fallu qu'il passe à Loboudou pour que la presse en parle donc il y'a anguille sous roche.
Tout le monde sait que Loboudou est derrière le Président Macky Sall avec le Mouvement Dolly Macky de Mamadou Mamour Diallo.
En témoignent les résultats obtenus dans la localité lors des élections législatives passées. Le Président a fait même de Loboudou une priorité concernant son vaste chantier de modernisation des cités religieuses.
Ceci a été confirmé par les propos du petit-fils khalif, Talibouya Ndiaye, lors de la réunion.
D'ailleurs, il était accompagné d'une très forte délégation constituée de jeunes.
Cette ampleur que la presse donne à la visite d’Idrissa Seck à la ville sainte, n'est rien d'autres qu'une manipulation faite par le Ministre-maire Moustapha Diop et ses hordes d'applaudisseurs pour déstabiliser Mamadou Mamour Diallo.
Le travail de titan fait par le Président du Mouvement "Dolly Macky" doit servir de référence aux autres responsables de Benno Bokk Yaakar.
Loboudou et toute sa population restent toujours engagés derrière Mamadou Diallo qui est l'interlocuteur direct du Président Macky Sall dans cette Cité.
Nous appelons donc Moustapha Diop et ses robots d'applaudisseurs à aller travailler pour la massification du Parti au lieu de soudoyer des journalistes pour essayer de fragiliser le mouvement "Dolly".
Aujourd’hui, sachez, chers Messieurs, que le Mouvement Dolly est incontournable dans le landerneau politique du Sénégal.
Toute tentative voulant à le déstabiliser sera vouée à l'échec.
On ne peut pas arrêter la mer avec ses bras.

Jeunesse Dolliste

Fesnac : «Fees nag bi» ? 2017 à Louga ; un boeuf à 180 millions pour un « Tong Tong » de l’année

Le budget du Fesnac que devra organiser notre bonne ville a été fixé à 180 millions de francs. Ce n’est pas peu et c’est ce qui explique sans doute la totale opacité qui entoure la question des rubriques pour les dépenses à effectuer. En effet des commissions ont été mises en place de façon bizarre et bien loin de la préoccupation des acteurs culturels locaux qui n’ont été associés à rien. Tout a été organisé autour d’un cercle d’amis et de certaines autorités. les gens se sont accaparés des commissions. Même la commission scientifique chargée d’organiser le colloque, a été concoctée à partir de Dakar. D’ailleurs il faut signaler que la plupart des commissions sont inutiles et elles n’ont été mises en place que pour «bouffer des sous» selon le bon mot d’un acteur culturel lougatois qui déplore qu’aucun d’entre eux n’ait été associé à la préparation du Fesnac. Ces derniers ont d’ailleurs pondu une correspondance à l’intention du Gouverneur de la région afin de lui demander d’intercéder pour qu’ils soient associés aux commissions, particulièrement la commission scientifique. Le Fesnac, une opération de «fees nag bi» pour un «tong-tong» organisé ?

 

Gorgui Sy Dieng « dunk » Matar Ba : Il réclame ses 38 millions au ministère des sports

Le Basketteur international sénégalais Gorgui Sy Dieng réclame ses sous au ministère des sports. Le pensionnaire des « Wolves de Minnesota » avait en effet prêté la somme de 38 175 920 francs Cfa, au ministère des sports en vue de solder des problèmes financiers urgents qui s’étaient posés lors du regroupement de l’équipe nationale alors en préparation pour l’Afro basket 2017. C’était le 25 août 2017, en Espagne. 
  
Gorgui Sy Dieng de rappeler que « les autorités étaient confrontées à la décision prise par l’hôtel de faire sortir la délégation du Sénégal pour non paiement des sommes dues, mais également à la menace de grève des joueurs qui n’avaient pas reçu leur primes de préparation et la menace de l’entraîneur et de son staff de ne pas continuer avec l’équipe s’ils ne reçoivent pas leur argent ». 
  
Mais quatre mois après, rien, alors que « des assurances lui avaient été données qu’il 
sera remboursé au plus tard le 4 septembre », le Basketteur court toujours derrière son dû. 
  
« J’étais mû par la seule volonté de régler un problème et permettre à mon équipe nationale de préserver sa bonne image, étant entendu que nous étions dans un processus qui devait nous mener à la victoire finale à l’Afrobasket 2017. (…) Malheureusement, et après plusieurs rappels, ni le ministère des sports ni la fédération ne daignent jusqu’à présent honorer leur engagement. Déjà alors qu’on était à Dakar pour le compte de la phase de poule, plusieurs assurances m’ont été données que je serais remboursé avant qu’on ne s’envole pour Tunis. Ensuite, une fois à Tunis, on m’a répété que je serais payé à la fin de l’Afrobasket. A la fin de l’Afrobasket, il m’a été dit que je serais payé avant de rentrer aux Etats Unis. 
Une fois que j’ai rejoint mon club, et toutes les semaines jusqu’aujourd’hui, on me fait des promesses » explique t’il dans un communiqué qui nous est parvenu 
  
De guerre lasse, explique t’il, «je me suis décidé à dénoncer ce manque de respect et de considération des autorités sportives de mon pays à mon égard et surtout les écarts, désormais nombreux dans la gestion des finances des opérations liées aux équipes nationales. En effet, ce n’est pas la première fois que des manquements financiers sont notés. J’avais espéré que ce serait la dernière, mais hélas». 
  
Pour finir, le natif de Kébémer avoue avoir « été naïf, de croire aux explications servies ». Et regrette avec le recul, « avoir sauvé une situation qui aurait terni l’image de son pays ».  Il assure pour finir, n’écarter aucune voie pour rentrer dans ses fonds. 
   

POSTE DE LOUGA : La Directrice s’est barrée avec 300 millions

Nous vous parlions de l’affaire de détournement qui secoue La Poste à Louga. Eh bien, ce ne sont pas 200 millions de F Cfa qui ont disparu des caisses mais 300 millions. De quoi causer des insomnies au directeur général Siré Dia si on sait que les finances de la boîte sont dans un état chaotique. 
Nos radars renseignent que même si le receveur a été suspendu de ses fonctions, l’enquête accuse la directrice régionale de La Poste d’avoir creusé le trou d’autant que cette dernière a pris la fuite dès que la mission de contrôle a découvert les faits. Le plus cocasse est que la dame était en congés maladie quand on lui a soufflé qu’il y a des problèmes et qu’elle devait passer devant les gendarmes. Elle s’est volatilisée depuis !
 

LE JOUR OÙ FAIDHERBE A ÉCHOUÉ

Historique a été la bataille de Niomré ! Elle se déroula du 4 au 12 mars 1858, soit 8 jours. Face à la résistance des autochtones, le gouverneur Faidherbe a dû mobilisé une force jamais utilisée jusqu’alors pour imposer sa volonté. Mais il n’a pu mettre la main sur ses adversaires

Entre 1863-1895, le village de Niomré Lô était sous les feux de la rampe. Non pas pour sa puissance religieuse, mais pour sa forte conviction en ses principes. En effet, d'après le chef de village de Niomré Lô, Serigne Thierno Lô, «la force de Niomré, c'est ses croyances et ses fortes convictions. Nos aïeux n'avaient pas peur et étaient unis. Notre force, c'est notre fort taux de population, car le village de Niomré était populeux et notre religion bien pratiquée. C'était cela notre secret».

Niomré était décrit comme étant le village le plus considéré de tous les villages environnants et habité par des marabouts et des cultivateurs qui jouissaient d’une grande réputation de bravoure. Cependant, Niomré était en passe de subir les dommages collatéraux de la bataille de Nguick. Son importance ne cessait de croître grâce aux marabouts qui s’étaient presque libérés du joug de l’aristocratie «Ceddo» à partir des revenus tirés de la culture de l’arachide. La présence des réfugiés Walo-Walo et du Trarzar était ainsi devenue un sérieux obstacle pour les Français pour conquérir cette manne financière.

Aussi, le chef de village, Serigne Thierno Lô, de relever la bravoure des habitants de Niomré. «Nos parents ont réussi à chasser les colonisateurs, car ils ne connaissaient pas la soumission. En combattant les Blancs, ils avaient la force numérique, mais nous étions soudés et unis pas un seul objectif. Malgré l'ardeur, le pays n'était pas réduit en cendres, nos parents ont survécu», raconte-t-il.

Flou autour de la bataille de Niomré qui a duré 8 jours

En ce qui concerne l'impact de la guerre dans le village, Serigne Thierno Lô explique : «Rien n’avait changé. Les gens avaient en effet la conviction que tout ce que ne les tue, les rend fort. Un habitant de Niomré ne change pas, il ne courbe pas l'échine, il est courageux, son abnégation et sa force de travail sont incommensurables».

Seulement, les circonstances de la bataille de Niomré, restent floues. Car Serigne Thierno Lô est convaincu de la défaite des colonisateurs qui se sont fait humilier. D'après les études de Ibrahima Seck doctorant à Et.Ho.S. à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Dakar, c’est bien Faidherbe qui a gagné cette bataille de Niomré qui a duré huit jours. Dans ses recherches, M. Seck est d’ailleurs revenu sur les vraies raisons de la confrontation. «L’atmosphère entre Faidherbe et les chefs musulmans de Niomré était devenue très délétère pour la simple raison qu'Ely, toujours réfugié dans le Njambur, a confié le jeune Sidiya Diop, héritier du Brack à Serigne Niomré, qui refuse de le rendre à son père, Chakoura, protégé de Faidherbe. Ce comportement était une manière de narguer le gouverneur et d’exacerber la tension qui était à son niveau maximal», écrit-il dans son mémoire. 

Auparavant, le gouverneur avait envoyé une lettre à Serigne Niomré et à tous les gens du village pour attirer leur attention en ces termes : «Mon ami Damel a chassé du Cayor Ely Youga Fall et les bandits de leur parti. Vous autres vous le gardez chez vous. Rappelez-vous ce qui est arrivé à Nguick. Mais sachez que la seconde fois, on est plus sévère que la première. Vous serez responsable de tout ce qui arrivera». Ainsi d'après Ibrahima Seck, Serigne Niomré ne sembla pas accorder trop d’importance aux menaces de Faidherbe. Ce dernier qui ne veut pas trop vite aller en besogne en réagissant par les armes essaie de faire dans la diplomatie. 

Selon le doctorant, Serigne Niomré envoya alors une délégation récupérer le jeune Sidiya Léon Diop (fils de Ndaté Yalla) et l’officier de spahis chargé de cette mission politique dans le Njambur fut fort mal reçu par les populations de Niomré et faillit même être massacré avec les quelques cavaliers qui l’accompagnaient. Cela pourrait signifier que les populations du Njambur, qui ont toujours refusé d’exécuter les ordres du pouvoir central, n’accepteront jamais de se conformer aux directives du gouverneur qui pourraient aboutir à l’annexion de leur pays. 

La lettre salée de Serigne Niomré à Faidherbe

Lorsque le gouverneur Louis Faidherbe avait envoyé une délégation pour récupérer le jeune Sidiya Diop, Serigne Niomré, lui avait envoyé une correspondance pour refuser d'extrader le jeune brak héritier du Walo. Une lettre est reproduite dans le mémoire de M. Seck : «Louange à celui qui a dit : ne rendez un dépôt qu’à celui à qui il appartient. Salut de la part de Cheikh de Niomré, et de ses gens à l’émir de Saint- Louis. En réponse à votre lettre, nous vous faisons connaître que nous sommes des serviteurs de Dieu et que nous accordons notre appui à tout musulman et à tout malheureux qui l’implore. C’est là ce que Dieu nous a donné en héritage. Dieu nous a créés juste et nous secourons les malheureux à cause de Dieu le miséricordieux. Telle est notre constante habitude. Si le roi des Trarza et l’émir de Saint–Louis nous demandent d’agir contrairement à nos principes, c’est notre sang qu’ils nous  demandent.

Sidiya est un dépôt. Et un dépôt ne doit être remis qu’à celui qui l’a confié. Quant à vos menaces de faire telle ou telle chose contre nous, laissez cela. Cela vaudra mieux pour vous et pour nous (sic)». Le refus de Serigne Niomré, au nom de l’hospitalité religieuse, d’extrader Ely et les autres, rend le gouverneur très furieux. Faidherbe décida d’agir afin de laver cet affront et de se conformer aux propos qu’il avait tenus à la population de Niomré. Dans le document que nous avons consulté, l'on peut lire ceci : «Celui qui sème récolte et chacun sera traité suivant ses oeuvres. Et moi, je n’oublierai jamais ni le bien ni le mal qu’on me fait». Pour joindre, l'acte à la parole, la confrontation fut lancée le 4 mars 1958. 

Le cas Sidiya Léon Diop déclencha la bataille

Ce fut l’une des batailles les plus terribles que le Njambur n'ait jamais connue. L’heure était venue pour le gouverneur de montrer sa force de frappe et de prouver à ses adversaires qu’il ne se laisserait jamais humilier gratuitement et de donner une leçon aux populations autochtones qui seraient tentées de suivre le même chemin. Avec un déploiement massif, Faidherbe décide de frapper un grand coup, avec 3200 hommes en caravane, l’artillerie et des chameaux fournis par Gandjol. Cela parce que, selon M. Seck, «il a su bien tirer les leçons de la guerre contre Nguick». La confrontation se déroula du 4 au 12 mars 1858 et Niomré est complètement pris d’assaut par les forces françaises. Mais pour autant, les chefs de Niomré ne se laissent pas faire, car Faidherbe luimême avoue leur bravoure lorsqu’il dit dans son rapport sur l’expédition de Niomré que : «Des avis réitérés m’apprenaient que l’ennemi au lieu d’attendre simplement chez lui était décidé à nous attaquer en route et à nous empêcher d’arriver à Niomré par une guerre de chicane jour et nuit».

En effet, les soldats de Niomré savaient que la meilleure façon de se défendre, c’est d’attaquer. Donc, il ne fallait pas être attentiste. L’armée de Niomré ne cessait de gagner du terrain et Faidherbe se devait de réagir. Il mobilisa en plus de ce qu’il avait mobilisé les tirailleurs sénégalais, les spahis et un obusier pour les chasser des territoires conquis qui étaient au nombre de quatre petits villages autour de Nguick. 

Galvanisé par l’envie de vaincre, Faidherbe brûle, successivement, Kanda, Diana, Guelerlou, Gana et Maka Biram. Les pertes en vies humaines étaient  lourdes des deux côtés, mais le camp de Niomré en a payé le plus lourd tribut et parmi celui-ci le fils du chef de Niomré et d’autres personnalités de haut rang. 

La solidarité des musulmans de Niomré, la véritable arme contre Faidherbe

Après la bataille, Louis Faidherbe était impressionné par la réaction de ses adversaires. Dans ses travaux, l'historien Ibrahima Seck a écrit ceci : «Nous passâmes, dit-il, une magnifique charge à fond sur les Njambur qui montrèrent un acharnement et un courage inouïe». Mais si le Njambur a réussi une telle prouesse, c’est parce qu’il y avait une très grande solidarité des musulmans de la localité. Cette solidarité peut s’expliquer par le fait que le Njambur était un foyer de ralliement permanent des communautés musulmanes reliées par une longue chaîne de solidarité religieuse, politique, économique et sociale. Il y avait aussi le fait que la grande majorité des dignitaires musulmans étaient presque tous sortis de l’école de Koki. Cette solidarité contribue à la cohésion de chaque société. 

Pour la population de Niomré et de leurs alliés composés de Trarza et de Walo-Walo frustrés, la victoire fut plus évidente de leur côté que du côté du gouverneur. Car ce dernier n'a pas réussi à capturer ses ennemis. Mais la véritable raison de l'invasion de Faidherbe était motivée par la richesse du village, la sécurité et le respect des anciens.

Mansour Faye : « La statue de Faidherbe sera remise à sa place »

La statue du gouverneur colonial Louis Léon Faidherbe sera remise à sa place, a déclaré hier le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, en marge de la célébration du Magal des « deux raakas ».

Selon nos confrères du journal Le Soleil, le maire Mansour Faye a annoncé que le ministère de la Culture va envoyer une mission à Saint-Louis pour expertiser l’état de la statue et voir dans quel sens et dans quelle mesure on pourrait la remettre à sa place.

Il a aussi fait allusion au projet de développement touristique de Saint-Louis (Pdt) qui prendra en charge la requalification et le réaménagement de la Place Faidherbe, « et dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme ambitieux de l’Etat, il sera question certainement de voir comment réhabiliter cette statue ».

Mansour Faye a précisé que cette statue est un symbole de la ville tricentenaire classée patrimoine mondial par l’Unesco, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof).

Pour rappel, L’effondrement de la statue du gouverneur colonial, Louis Léon Faidherbe, est causé par les fortes pluies accompagnées de vents violents.

Thierno Alassane Sall démissionne de l'Apr

L'ancien ministre de l'Énergie Thierno Alassane Sall a annoncé sa démission de l'Alliance pour la République (Apr) de Macky Sall. Il en a fait la déclaration ce matin lors d'un point de presse tenu à Thiès. Des manquements sur le processus électoral, l'achat de conscience pour débaucher des militants, entre autres motifs ont été évoqués par l'ancien ministre qui se retrouve désormais dans l'opposition. Nous y reviendrons en images.

 
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